RIMINI à PARIS

« The place to be » en cette fin d’année, c’était la Maison Européenne de la photographie.

Elle réunissait bon nombre de pépites photographiques, surprenantes, humaines et esthétiques.

Je m’explique.

Dans un premier temps attirées ici par le nom de Claude Nori (découvert il y a quelque temps par une gentille attention –La géométrie du flirt  au édition Contre jour-), je m’étonne (même si c’est très récurant ici) de découvrir autant d’expositions de qualité en un même lieu.


 

« Véritable hommage à Claude Nori, l’exposition met en parallèle pour la première fois l’aventure éditoriale de Contrejour sur près de vingt ans autour de ses livres majeurs et l’oeuvre personnelle de Claude Nori et restitue l’ambiance particulière de cette époque de fraîcheur et de découverte à laquelle participèrent de nombreux critiques, historiens ou écrivains, qui furent surtout des compagnons de route et des amis. »  Selon la MEP

Exposition complète et saisissante, empreinte de jeunesse, d’humanité et de beauté.

On découvre un travail en Noir&Blanc avec des jeux de lumières époustouflants et des scènes de vie de beaux ados italiens. Mais aussi de très belles images en couleurs et une vidéo 80’s sur aire de musique romantico-italienne (un peu désuète), qui ravissent ensuite nos pupilles.


La suite de la visite n’en est que plus surprenante avec les quelques photographies au Sténopé de Choi.

« Choi Chung Chun (mais on dit « Choi ») est né à Hong Kong en 1949 et a commencé son apprentissage en assistant son oncle photographe. L’adolescent qui rêvait de devenir peintre arrive à Paris en 1965 pour s’inscrire à l’école des Beaux-arts. Il a tout juste seize ans. Il en a dix-neuf quand il commence à travailler dans un laboratoire où il se perfectionne en tirage jusqu’à devenir un spécialiste du grand format. Après de longs passages en plusieurs entreprises, Choi décide en 2011 de s’installer en toute indépendance dans un des vastes locaux du complexe industriel CAP18, dans le 18e arrondissement, sous la simple enseigne d’Atelier Choi.

Réputé rare et brillant, Choi y reçoit ses clients photographes avec lesquels il entretient une relation de travail amicale et singulière, propice à la réalisation de tirages argentiques en noir ou en couleur, exécutés par un homme seul dans le gigantisme des formats et le volume d’expositions entières. Semblable aux grands artisans qui dans les pages de l’histoire de l’art servent le génie, Choi ne se repose d’un travail que par le commencement d’un nouveau projet.

Ces semaines de sept jours lui laissent pourtant le temps de produire une oeuvre d’artiste et sa dernière production située à la convergence de la photographie et de la peinture s’expose à la MEP en vingt-cinq épreuves géantes des figures étranges, visages émergeant de limbes infernales ou célestes, réalisées chacune en plusieurs heures de pose en chambre noire, composant avec le froissement aléatoire du papier de riz, le recours prémédité aux opacités de pigments, pour inventer le détournement de l’immémorial sténopé. »

Hervé Le Goff pour La MEP

Enfin, les photographies de l’épouse d’Helmut Newton, Alice Springs, conquissent mon petit coeur déjà en émois, avec des images d’un esthétisme fou.

Je m’arrêterais essentiellement sur une série de femmes et leur enfant, me rappelant les fameuses Vierge à l’enfant de Raphaël.


Alors si vous les avez manqué (triste sort..), découvrez ou redécouvrez leur travaux:

_Claude Nori

_Choi

_Alice Springs

Chacune de ces belles trouvailles remplissent mon petit coffre de coups de cœurs artistiques.

Quel plaisir de l’enrichir.

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